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moments forts d'une édition pleine de contrastes Du rock déjanté de Queens Of Stone Age au charme d'An Pierlé en passant par un divin dEUS WERCHTER - Sélection des termps forts de cette édition An Pierlé. Impossible de rester insensible à l'univers onirique et tout en contrastes de la pianiste anversoise qui, pour cette tournée, évolue avec son groupe. La présence de ce boys band (et où l'on trouve d'ailleurs son compagnon Koen Gisen à la guitare) donne une ampleur supplémentaire aux compositions qu'An interprète de manière toujours aussi expressive. Elle se tortille sur le ballon qui lui sert de siège, introduit ses chansons par de petites histoires drôles et se montre toujours aussi experte dans l'art de varier ses vocalises. Un petit bout de femme mais une grande artiste. Calexico. Joey Burns (guitare et chant) et John Covertino (batterie) sont de véritables magiciens. En quelques notes, ils nous font quitter la morne plaine de Werchter pour nous transporter dans le désert de l'Arizona, du côté de la frontière mexicaine. Guitare slide, trompettes mexicaines, country/rock qui sent bon la poussière et la Corona Un superbe cocktail qui fut pimenté de nouveaux morceaux d'un disque qui ne sortira, hélas, qu'en 2003. Queens Of The Stone Age. Une performance brutale comme on les aime! Epaulé par Dave Grohl (ex-Nirvana, Foo Fighters) à la batterie, le gang ricain dont tous les membres ont une tronche de psychopathe échappé d'un thriller de James Ellroy a frappé là où ça fait mal: sous la ceinture avec des riffs plombés, des compositions en béton et une section rythmique époustouflante. Interview à l'occasion de la sortie de leur nouveau CD fin août. dEUS. Le groupe anversois est revenu vendredi pour un concert exclusif après une absence scénique de près de deux ans, dans la foulée d'un best of et d'un DVD. Tom Barman et ses acolytes ont livré une prestation de toute beauté, de loin la meilleure prestation qu'ils aient jamais livrée à Werchter en quatre participations. Le répertoire? Un best of comme on l'espérait secrètement mais aussi, pour notre plus grand plaisir, de longues plages plus sombres, plus déstructurées aussi, mais jamais dénuées du pouvoir mélodique qui a fait la réputation de la formation. Entre pop éclairée (magnifique version d' Instant street, éclatant Nothing really ends en rappel), rock épique à la rythmique soutenue (Theme from turnpike) et orgasmes électriques (Suds & Soda, Roses), dEUS a montré qu'il restait divin. Arno. Le papy ostendais n'a pas seulement réussi le défi de captiver un public jeune. Il a vidé ses tripes. S'est montré évident, humoristique avec ses jurons en patois, touchant avec ses ballades à faire pleurer Margot et surtout impressionnant d'intensité avec une set list construite en crescendo. Avec son expérience, sa sincérité et toute sa simplicité, Arno abat les frontières linguistiques, dit goddefordome à tous les styles et propose un tour de chant qui s'est transformé à Werchter en tour de force. Maximum respect. The Chemical Brothers. Les faux frères mais vrais génies britanniques Tom Rowlands et Ed Simmons ont balancé un show implacable qui n'avait rien à envier au plus déjanté des groupes punk. Installée derrière une console qui avait des allures de soucoupe volante et servie par un visuel hypnotique, la paire a enchaîné les bombes binaires et rythmiques sans le moindre temps mort, apportant ici des remixes imprévus, là des effets de reverb' qui ont secoué les peupliers de la plaine. The White Stripes. Encore une paire, formée de Meg White à la batterie et de son frère (ou ex-mari, les biographies divergent sur ce point) Jack White aux guitares. C'est peu, direz-vous. Sur le papier seulement. Car sur scène et sur disque (on vous conseille leur petit dernier White blood cells), cette formation originaire de Detroit est un véritable régal avec son mélange de rock/ country/punk/blues bricolé, incisif, festif et sans prétention. Luc Lorfèvre
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